Lundi 28 novembre 2005
Eliot Spitzer, Procureur Général de l'Etat de New-York vient de signer une transaction amiable avec le groupe Warner Music, accusé d'avoir employé différentes techniques de corruption et de détournement visant à gonfler le nombre de passages radio des titres de son catalogue, formellement interdites aux USA par une loi datant des années 50 édictée suite à divers affaires scandaleuses de l'époque.
Un réglement, à l'"amiable" si l'on peut dire, a été conclu entre l'Etat de New York et la major Warner Music, laquelle a accepté de régler 5 millions de dollars (fort peu compte tenu des recettes engendrées par le procédé frauduleux) après avoir reconnu son comportement fautif. Cette somme devrait servir à financer des actions éducatives musicales dans l'Etat de New-York.
Au risque de paraître sarcastique, il me paraît fort heureux que l'industrie du disque puisse intenter, aux USA, procès sur procès aux "pirates" qui téléchargent des mp3 sur internet (faute de moyens ou encore parce que l'offre culturelle y est plus étendue que celle qu'on trouve habituellement dans les médias). En effet, il lui faut bien trouver un moyen de renflouer les caisses vidées du fait de son comportement exemplaire!
Il ne s'agit en aucun cas de prôner la loi du talion mais, outre le procédé douteux pour ne pas dire illégal mis en place par Maître E. Spitzer, entre "le serpent qui se mord la queue" et "l'hôpital qui se fout de la charité", on a décidément que l'embarras du choix...
Mademoiselle C.
Voir l'article de Guillaume Champeau, publié dans le Journal Ratiatum, le 23 novembre dernier.
"Warner Music paye aussi les frais de la corruption"